Témoignages
Titouan, ancien frateux et responsable de groupe
J’ai commencé à la paroisse comme catho du fond de l’église, qui vient le dimanche soir et qui repart après la messe, m’engager à la paroisse, la frat pas pour moi, c’est chez les fous
Et puis un jour la frat m’es tombée dessus, complètement par hasard et sans prévenir.
J’ai dis oui par curiosité, en me disant que je pouvais arrêter si ça ne m’intéressait pas, j’ai finalement passé deux ans dans cette frat et j’ai fait de très belles rencontres.
Et la dans cette frat et dans cette paroisse j’ai été propulsé dans quelque chose qui m’a un peu dépassé au début mais que j’ai vite trouvé remarquable, avec une notion de service à l’autre et d’engagement qui me plaisait bien et où surtout tout est possible, votre seule limite : l’imagination
L’abbé Verley pourra en témoigner, je suis passé d’étudiant très timide à plutôt à l’aise en public, je vous parle ce soir, je me laisse encore challenger !
Parce que oui, si il y a un truc que j’ai bien compris et qui m’a marqué c’est qu’il faut toujours se laisser challenger, surtout à la paroisse,
Ça a commencé au premier repas de frat avec ma première fiche de poste : la com, celle que je ne voulais absolument pas, l’histoire s’est répétée un peu plus tard quand je me suis retrouvé frateux évangélisation. Moi le gars timide, aller voir les gens pour leur dire que Jésus les aime, ça c’est du challenge.
Finalement j’ai animé la caravane missionnaire et c’est encore un des meilleur service que j’ai pu faire, avec des rencontres extraordinaires pleins de belles choses vues et pleins de beaux lieux découverts.
Aujourd’hui je pourrais être un étudiant « lambda » qui aime écumer les bars de Toulouse tous les soirs, mais avec le recul je me dis que j’ai bien fait d’accepter de venir à la Frat de la Compassion, j’aurais vraiment pu passer à côté de quelque chose de grand !
Donne moi à boire, j’ai soif d’autre chose oui ! Mais je crois qu’il est aussi important de se laisser challenger, c’est là où on s’y attend le moins que l’on découvre les plus belles choses.
Zoé, ancienne frateuse et catéchumène
N’ayant pas particulièrement reçu d’éducation catholique, j’ai vraiment appris dans la frat ce que voulait dire “être chrétien”. J’y ai découvert le sens du partage, de l’accueil, de l’entraide, de l’amour. Oui l’amour, qui est inné en nous mais qui s’apprend tout de même.
Là, réside toute sa beauté : comment aimer des frères et sœurs que l’on n’a pas choisi ? C’est ce que j’ai appris. Nous étions tous très différents, parfois nos parcours étaient opposés, autant que nos visions et nos âges. C’est en cela que notre année était si riche.
Avant d’emménager, j’étais une jeune catéchumène, j’aimais le Christ. En repartant, j’aimais aussi l’Église. Grâce à mes colocs, j’ai compris qu’il ne fallait pas être parfait pour en faire partie, que la différence était une force et une bénédiction. Cette splendeur se manifestait particulièrement les mardis soir, lorsque nous partagions un dîner avec notre aumônier et la famille. Ces repas partagés, je ne les avais jamais vraiment connus. Pendant toute mon enfance, quand je mangeais chez des copines, j’étais une convive, une personne extérieure. Pour la première fois, je me suis sentie faire partie de quelque chose, je pouvais prendre part aux rires et aux discussions non plus en tant qu’invité, mais bien en tant que membre. C’est à ce titre que, si l’on me demandait de résumer en une seule phrase ce que la frat m’a apporté, je dirais qu’elle m’a montré le vrai visage de l’Église, celle qui appartient à un Dieu doux, altruiste, chaleureux, et surtout… aimant.
La famille Dehaye
Au sein de la paroisse étudiante de Toulouse, notre mission de famille de la frat’ Saint Marc est de donner aux étudiants un exemple de vie de couple et de famille chrétienne.
Nous échangeons avec les colocataires de la frat’ régulièrement au cours de la semaine, lors du chapitre, après la messe du dimanche soir, pendant un dîner ou à l’occasion d’un passage à St Marc.
Ce sont autant d’occasion de répondre à leurs questions et de veiller à leur état d’esprit, car leur engagement au sein de la paroisse étudiante est exigeant. Nous avons également la charge de la gestion de la colocation sur le plan matériel.
Avec l’aumônier, nous sommes à leur service afin qu’à leur tour, les « frateux » soient au service des étudiants dans chacun des groupes qu’ils animent.
En acceptant cette mission nous n’imaginions pas la richesse des échanges qu’il pouvait y avoir dans cette petite communauté où chacun met ses talents et son expérience au service des autres.
Frère Bérenger : ancien aumônier
Après une première expérience du monde étudiant par mon service auprès des aumôneries de Supaéro et celle de l’ENAC, j’ai eu la joie de m’investir bien davantage dans la paroisse étudiante au cours de l’année universitaire 2023-2024. Jeune diacre, je faisais partie de l’équipe des aumôniers qui travaille avec l’Abbé Verley pour superviser cette paroisse particulièrement dynamique. Je ne savais pas tellement à quoi m’attendre, et j’avais quelques appréhensions, comme souvent, quand je débute quelque part. Mais assez rapidement, grâce aux autres membres de l’équipe, j’ai pris un peu plus confiance et c’est avec beaucoup de joie que j’ai pu m’investir dans cette aventure.
Outre ma participation aux réunions de l’équipe et aux évènements de la paroisse, je m’occupais particulièrement de la nouvelle aumônerie Supaero, ENAC, INSA qui se réunissaient deux fois par semaine avec une trentaine d’étudiants pour des conférences, des temps d’adorations et une lecture continue de l’évangile de saint Luc. Ce fut une très belle expérience. Les étudiants avaient une grande soif de mieux connaitre Dieu et de mieux l’aimer, les discussions étaient de qualités et la joie au rendez-vous. Dans ce cadre, j’ai pu accompagner tel ou tel dans leur cheminement spirituel et nous avons vécus bien de belles choses qui resteront gravées dans ma mémoire !
J’étais également particulièrement impliqué à la messe du dimanche à saint Marc, nouveau clocher de la paroisse. L’objectif était de développer un pôle étudiant sur l’important campus scientifique de Rangueil. Avec l’abbé Laviale et les frateux de saint Marc, nous avons vu une petite assemblée se former et des liens se tisser. L’église n’était pas immense mais elle s’est remplie peu à peu. Le lieu, situé tout près du campus, est idéal. Il y a eu des travaux importants pour mettre à disposition de la paroisse, des locaux de qualités avec une immense salle de conférence et d’accueil, une salle d’étude et de nombreuses autres salles pour permettre aux étudiants et à leur groupe de s’y retrouver pour travailler, se former, se détendre et bien sûr prier. C’est assez exaltant d’être investi dans un projet qui débute tout juste, qui se cherche un peu mais qui est croit sans cesse.
J’avais également d’autres charges moins importantes avec Chrétiens en Grandes Écoles et l’aumônerie de l’école vétérinaire avec son public beaucoup plus féminin que les écoles d’ingénieurs !
Ce fut une année exaltante. J’y ai beaucoup appris et beaucoup reçu. J’ai été édifié par la ferveur de bien des étudiants désireux de grandir en sainteté. Beaucoup se sont mis au service de la paroisse à des degrés divers et avec générosité. C’est aussi une grande consolation que de voir l’Esprit Saint travailler les cœurs de nombreux jeunes et de voir arriver d’un peu partout un grand nombre de garçons et de filles demandant le baptême ou un autre sacrement de l’initiation. Être témoin de ce profond mouvement de conversion est une bénédiction.
Alors bien sûr il y a eu des échecs, des difficultés et des tensions. A bien des reprises j’ai dû sortir de ma zone de confort, et naviguer un peu à vue au milieu de tous ces projets que l’on mettait en place dans une sorte de désordre organisé ! J’ai pu voir également beaucoup de misère et de souffrance dans la vie d’un certain nombre d’étudiant. Mais indéniablement, le Seigneur travaille les cœurs.
Malheureusement cette année est passée trop vite. Et, après mon ordination presbytérale et une première messe à la Daurade qui m’a beaucoup marqué, j’ai dû dire au revoir aux étudiants et à l’équipe des aumôniers. J’ai quand même eu la joie de célébrer quelques messes pendant l’été avant de décoller pour Rome et des études complémentaires de théologie.
Ce fut vraiment une expérience formidable qui ne me laisse qu’un regret : celui d’avoir dû partir après seulement un an ! Toutefois, j’ai gardé de nombreux liens d’amitié et j’ai régulièrement de belles nouvelles de cette paroisse que j’ai tant aimée.